L’auteur
Claire Genoux est née en 1971 à Lausanne, où elle vit toujours. Après avoir obtenu une licence en Lettres à l’Université, elle se consacre à l’enseignement, tout en collaborant à différentes revues, en Suisse et à l’étranger. En 1997, elle publie son premier recueil de poèmes, Soleil Ovale, aux ?ditions Empreintes, suivi de Saisons du corps qui reçoit le Prix de poésie C.F. Ramuz 1999. Claire Genoux prépare actuellement un recueil de nouvelles, à paraître à l’automne.
Eléments de bibiographie
- Soleil ovale – Empreintes, 1997
- Saisons du corps – Empreintes, 1999
Résumé
Il y a deux ans à peine, ses poèmes tout nimbés de, » soleil ovale » se révélaient, nonobstant l’évocation de paysages familiers, comme d’incontournables miroirs où Claire Genoux ,déjà, était confrontée à sa « bouche de mortelle « .
Une mélancolie tenace ombrait ses chants d’azur. On reconnut d’emblée une autorité naturelle à cette voix qui tremblait si peu au bord du gouffre en lequel bascule ce qui eût dû consoler d’être au monde : la beauté, la pérennité des choses, l’amour.
Ici en écho, on entend que la blessure originelle, loin de s’apaiser, creuse un peu plus profond. Claire Genoux nous dévoile le tracé de la déchirure. La chair des mots qui la hantent est sa propre chair éprouvée sans fin en ses feux. Le poème dès lors n’est pas tant exorcisme que procès à une suspecte, une improbable ‚me soeur qui ne’serait au bout du compte que la part submergée du lancinant » désir de durer « .
Soyons attentifs aux inflexions de cette voix passionnée et limpide, à ce cri et à ce chant. Ils disent vrai.
Alexandre Voisard
Extrait
Un soir je partirai seule
rendre à la nuit mon cour de craie
j’échangerai l’or des chemins
contre un ciseau d’argent
pour découper les siècles
je partirai
et je ne me souviendrai plus d’avoir
un jour été ici
Critiques
» (…) Ici, en écho, on entend que la blessure originelle, loin de s’apaiser, creuse un peu plus profond. Claire Genoux nous dévoile le tracé de la déchirure. La chair des mots qui la hantent est sa propre chair éprouvée sans fin en ses feux. Le poème dès lors n’est pas tant exorcisme que procès à une suspecte, une improbable ‚me sour qui ne serait au bout du compte que la part submergée du lancinant « désir de durer ». Soyons attentifs aux inflexions de cette voix passionnée et limpide, à ce cri et à ce chant. Ils disent vrai. »
Alexandre Voisard
» De page en page, la parole, exubérante, excessive parfois, se déploie avec ampleur : les phrases sont longues, vigoureusement charpentées par des reprises, relancées par une prosodie ondoyante. (…) Si ce livre exorcise bien un paysage et une solitude caractéristiques d’une certaine tradition romande, Claire Genoux s’engage dans une voie bien à elle : un lyrisme du corps, une chatoyance des images, une mobilité des perceptions qui la portent vers une emphase et une démesure qu’il lui appartiendra de maîtriser toujours mieux. »
Mario Graf, Le Temps
» Comme une comète au firmament, une voix nouvelle, en poésie, marque le temps. Un jour vous direz : je me souviens, Nouvel-An 2000, quand la jeune Claire Genoux s’est fait connaître. (…) Quelques pages plus loin elle écrit : « J’aurais été reine ». Elle le sera, elle l’est déjà, sûre, « respirant entre ciel et lac cette haleine de cristal ». On s’incline. »
Bertil Galland, 24 heures

