Vous êtes ici : Accueil » Prix Lettres Frontière » 24e Sélection » Louis Soutter, probablement

Louis Soutter, probablement (Suisse romande)

Le livre

Un roman qui nous fait (re)découvrir Louis Soutter. En reprenant le fi l de sa vie, l’auteur nous présente un homme solitaire, inquiet, dénigré par sa mère et aussi incompris par ses proches. Violoniste très doué, il est aussi doté de très grands talents pour le dessin et la peinture. Le rejet de sa famille le conduira à l’asile du Jura. De là, il s’évadera souvent pour accomplir de longues marches et dessinera sans relâche. Il obtiendra le soutien, les encouragements de nombreux artistes dont Le Corbusier, Giono, mais un grand nombre de ses œuvres furent simplement brûlées…

 

L’auteur

Michel Layaz est né à Fribourg en 1963. En 1992, il effectue un voyage de six mois autour du bassin méditerranéen d’où il rentre avec un premier roman Quartier Terre, publié en 1993 aux Éditions de l’Age d’Homme. Avec treize autres écrivains, il est invité à représenter la Suisse dans le cadre des Belles étrangères, manifestation organisée en novembre 2001 par le Ministère français de la culture. Au salon du livre de Paris 2006 où la Francophonie était à l’honneur, Michel Layaz a été choisi (avec Noëlle Revaz et Agota kristof) pour « représenter » la Suisse.

 

 

Éléments de bibliographie

  • Quartier Terre
    L’Age d’Homme, 1993
  • Le Café du professeur
    L’Age d’Homme, 1995
  • Ci-gisent
    L’Age d’Homme, 1998
  • Les Légataires
    Zoé, 2000
  • Les larmes de ma mère
    Zoé, 2003
    10e sélection Lettres frontière
  • La joyeuse complainte de l’idiot
    Zoé, 2004
  • Il est bon que personne ne nous voie
    Zoé, 2006
  • Cher Boniface
    Zoé, 2009
  • Deux soeurs
    Zoé, 2011
  • Le tapis de course
    Zoé, 2013
  • Louis Soutter, probablement
    Zoé, 2016

Septembre 1887
Jeanne, Jeanne, descends! Qu’est-ce que tu fais? Maman ne veut pas! Louis crispait ses doigts, s’inquiétait de voir sa sœur perchée au milieu
de l’arbre, un bras griffé, sa robe froissée par l’écorce. J’habite ma maison, j’invente de la lumière avec les feuilles. Et Jeanne qui bougeait une branche du frêne, jouait avec un rai de soleil, allumait et éteignait la lampe de sa maison. C’est joli, tu ne trouves pas?